Que la grâce de Noël inonde nos cœurs de la paix spirituelle!

Homélie de la messe de la veille de Noël 2025
Lectures : Is 9, 1-6;  Ps 95;  Ti 2, 11-14; Lc 2, 1-14

Mes sœurs et mes frères, chers amis, nous l’avons entendu dans la 1ère lecture: «Le peuple qui marchait dans la longue nuit, a vu se lever une grande lumière!». Ce message vient à l’heure et à point nommé, car il s’adresse à toi, à moi, à nous. En effet, qui de nous n’a pas ses zones d’ombres? Parfois, ce que nous présentons aux gens n’est pas la vraie version de notre personnalité. Ce soir, si nous le voulons bien, nous pouvons nous exposer à la Lumière de l’Enfant de Bethléem, nous exposer à l’Amour de Dieu qui aura absolument raison de nos ombres, de nos masques, de nos blessures, de nos fragilités, de nos imperfections et de nos peurs.

On le sait, les amis, Noël est l’événement qui a changé la face du monde et qui, près de 2000 ans plus tard, remue encore les femmes et les hommes de toute la terre, parle au cœur de tous, que l’on soit croyant ou non. Il s’agit de la naissance d’un enfant! Il n’y a rien de plus faible, de plus fragile qu’un bébé nouveau-né, mais aussi rien de plus beau, de plus prometteur d’avenir. Chaque naissance est une entrée en espérance, une nouvelle humanité qui surgit!

Oui, Noël parle au cœur de tous tant il est ouvert à l’universel. Ce n’est pas seulement une fête religieuse, tout le monde y participe, quelles que soient ses opinions philosophiques et spirituelles. C’est une fête devenue publique. Pour étayer mon propos, je renvoie à la polémique autour de la crèche de la Grand-place de Bruxelles. C’est pour dire que beaucoup sont encore attachés au symbole de la crèche. Chez nous à Malmedy, 27 crèches ont été confectionnées, réparties en 3 circuits, sans oublier le marché de Noël sur l’esplanade du Malmundarium et dimanche dernier, cette parade féerique de Noël à laquelle nous avons assisté. Ce qui fait le charme de Noël, n’est-ce pas son effervescence magique au cœur de l’hiver, ses guirlandes décoratives et lumineuses, ses cadeaux? Les cadeaux sont d’abord des signes d’affection et d’attachement qui apportent la joie, une manière de dire son amour aux personnes que l’on aime. Noël est une opportunité pour certaines familles de se retrouver, de fêter ensemble, de raffermir leurs liens et, le cas échéant, de se réconcilier…

En ce qui concerne notre Unité pastorale, pour nous préparer à fêter Noël, nous avons vécu un mois de décembre riche en expériences spirituelles. Cette année encore, beaucoup d’entre nous ont participé au festival d’adoration à l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception. Beaucoup ont fait partie de ces bergers témoins de la naissance du Christ, qui ont reconnu le visage de Dieu dans les plus petits d’entre nous. C’est dire que Noël est une révolution d’amour et de tendresse. Je rends grâce à Dieu pour le foisonnement d’idées et d’initiatives de partage de la joie de Noël dont j’ai été témoin. Nos paroisses ont participé généreusement à la collecte de l’Avent de «Vivre Ensemble». Les communautés paroissiales de Bellevaux, de Ligneuville, de Xhoffraix et de Malmedy ont par exemple écrit des centaines des cartes à nos aînés et aux personnes qui vivent seules. De jeunes adultes chrétiens ont pu obtenir des invendus de certains commerces pour des personnes en situation de précarité. Tous ces gestes d’attention sont un baume versé sur tant de plaies.

Les amis, l’Enfant qui est né est Prince-de-la-paix qui respecte la dignité humaine. Pensons à ces peuples en Ukraine, au Yémen, à l’Est de la RDC et d’ailleurs qui passent Noël sous le crépitement des armes et le martèlement des bottes de soldats, ces peuples en guerre, victimes des atrocités qui défigurent le visage de notre humanité. De mon point de vue, la manière la plus efficace et la plus appropriée de s’indigner contre la folie meurtrière des hommes, c’est de se résoudre à devenir soi-même un artisan de paix, une femme et un homme ardents à faire le bien (2ème lecture).

Que la grâce de Noël nous aide à oser nous regarder nous-mêmes, à oser regarder les autres, à oser regarder la nature et oser regarder Dieu autrement, c’est-à-dire avec bienveillance!

Que la grâce de Noël inonde nos cœurs de la paix spirituelle. A tous et à chacun, je présente mes vœux les meilleurs!

Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Messe du dimanche 21 décembre: messe de souvenir et d’action de grâce

Chers amis, c’est pour rendre hommage, dire sincèrement merci à tous ces soldats tombés aux champs d’Honneur pour la paix à nos frontières et prier pour eux, que nous célébrerons cette messe commémorative. Le mois de décembre 1944 a été cauchemardesque dans notre région. J’évoque la Bataille des Ardennes commencée le 16 décembre, le massacre de Baugnez le 17 décembre, les bombardements des 23, 24 et 25 décembre sur la ville martyre de Malmédy. C’était l’apocalypse, un Noël en enfer ainsi que le décrivent quelques témoins encore en vie, les médias et les historiens… Le film, Souvenirs d’enfance, retraçant la guerre à Malmedy est émaillé de témoignages éloquents de nos aînés. Dans la même veine, la dernière exposition en date au Malmundarium sur la seconde guerre mondiale, a été très instructive. Les conséquences d’une guerre sont affreuses: elles laissent des marques de crampon incrustées dans le cœur…

Alors, que nos commémorations d’hommage ne soient pas qu’une simple lecture de l’histoire, mais bel et bien un devoir de mémoire qui engage à promotionner la paix, à en être les artisans. Les efforts de celles et de ceux qui militent aujourd’hui pour la dignité humaine, le bien-être et le bonheur de tous ont tellement du sens!

                                                                                                Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Jésus est-il le vrai Messie?

Homélie du 3ème dimanche de l’Avent A
Lectures: Is 35, 1-6. 10; Ps 145; Jc 5, 7-10; Mt 11, 2-11

Mes sœurs et mes frères, un séisme dans le monde de la foi: du fond de sa prison, Jean le Baptiste, qui a annoncé la venue du Messie et baptisé Jésus dans Jourdain, est en proie au doute. Il vit l’abandon, la solitude, la déprime ; il questionne et se questionne. Il est dérouté et sa foi est ébranlée parce qu’à ses yeux Jésus ne correspond pas à la représentation qu’il s’est faite du Messie: un justicier tout-puissant et implacable qui punit le méchant, un libérateur politique capable par exemple de le délivrer de sa prison. On lui rapporte au contraire que Jésus fréquente les pécheurs, les gens mal famés ; que ses disciples ne jeûnent pas ; que Jésus ne s’impose pas mais se propose… En fait, Jean le Baptiste s’est imaginé un Messie à lui. Aussi envoie-t-il ses disciples demander expressément à Jésus s’il n’est pas un imposteur: «Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?»

Les amis, et si Dieu n’était pas ce que nous nous imaginons! Le Dieu fouineur transformé en un radar de surveillance pour épier nos fautes, nos erreurs, nos faux-pas d’hommes. Le Dieu rancunier et punisseur alors même que nos péchés ne font que mobiliser sa Miséricorde. Le Dieu qui fait tomber la manne du ciel, une sorte de super-assurance qui conjure les peurs de l’homme et donne des solutions miracles, alors même qu’il pousse l’homme à être inventif…

En tout cas, cette page d’Evangile nous rejoint profondément: il arrive que notre foi vacille, pas nécessairement par manque de conviction, mais quand l’incompréhension s’installe, quand le malheur s’acharne et, comme si souvent, quand le silence déroutant de Dieu nous déçoit et nous décourage! La prison de Jean le Baptiste ressemble parfois à nos propres prisons: maladie, échec, solitude, ingratitude des autres, fatigue spirituelle. Souvenons-nous de nos questions aquoibonistes!

La réponse est tout aussi énigmatique. Jésus ne dit pas: «Oui, c’est moi!». Mais il nous renvoie à quelque chose de plus important, à savoir le raffermissement de notre foi. La foi n’est pas un savoir, mais une expérience personnelle, intime, profonde, comme le dit Bénédicte Lemmelijn. Que ressens-tu dans ton cœur quand tu crois profondément, quand tu t’abandonnes, quand tu fermes les yeux, quand le Saint Esprit répand dans ton cœur l’Amour de Dieu? N’est-ce pas une paix mystérieuse? Et puis, n’est-il pas venu pour toi le temps de t’initier à la culture de l’émerveillement, d’apprendre à t’étonner, à observer ce qui se passe autour de toi, à reconnaître l’action de Dieu: il y a des aveugles spirituels qui voient, des boiteux spirituels qui marchent, des pauvres qui entendent une Bonne Nouvelle. Dieu se révèle dans les semences et éclosions d’espérance, dans les signes de vie souvent discrets, mais concrets.  Il est à l’œuvre là où l’amour se célèbre et triomphe, là où le sourire du cœur éclate, là où la vie renaît et rebondit.

Chers amis, la foi ne consiste pas à obtenir des solutions immédiates, mais à demeurer en relation confiante avec Dieu même quand il agit autrement que nous ne l’aurions prévu, même quand nous ne comprenons pas. Sa sagesse ne peut que concourir à notre salut! «Soyez forts, ne craignez pas», dit Isaïe, Dieu nous sauve par overdose d’amour, il n’abandonne pas son peuple.

Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Invitation au festival d’adoration du lundi 8 décembre au mardi 9 décembre 2025

Une opportunité à ne pas manquer! En effet, c’est l’occasion d’une connexion intense avec Jésus-Eucharistie, un moment privilégié pour se ressourcer et ouvrir nos cœurs à l’amour de Dieu. Bref, en cette période de l’Avent, c’est une belle préparation pour célébrer Noël dans la joie et la paix.

En pratique:
Les 24 heures d’adoration ininterrompue commencent le lundi 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, en présentiel, dès la messe de 8h du matin, dans la chapelle de la Miséricorde de la cathédrale jusqu’à 21h. Ensuite, à domicile, de 21h à 8h du matin le mardi 9 décembre. Chacun(e) peut facilement aménager à son domicile un petit coin de prière adéquat (une bougie, un Christ, une Vierge, une bible, une icône, des fleurs…). A chaque fin de son heure de permanence, ce serait sympathique d’envoyer un sms à une des personnes qui prend le relais. De cette manière, le flambeau est transmis et on s’encourage en faisant corps. Notre festival d’adoration prendra fin après la messe de 8h le mardi.
Intéressé(e)? Merci de prendre contact avec le secrétariat (Tél 080/33 00 26 – Ouvert ce vendredi 5/12, de 09h à 12h) ou le doyen Vital (0495/57 16 48) afin de signaler votre (vos) heure(s) de permanence. Pour la paroisse de Xhoffraix, les personnes de contact sont: Jocelyne Légat (0498/137978) et Marianne Simon (0472/508928). A noter que ceux qui ont déjà vécu l’expérience devraient recevoir une trame d’inscription par mail…

Le doyen et son équipe comptent sur vous et se réjouissent déjà de votre participation!

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Un nouveau prêtre à Malmedy!

Mes sœurs et mes frères, chers amis, notre communauté a la joie d’accueillir l’abbé Bernard Gouda Yabre, le nouveau vicaire de l’UP de Malmedy. Bernard nous vient du Burkina-Faso, il est prêtre du diocèse de Manga.  Né en 1963 à Zourma-Kita, il a été ordonné prêtre le 31 décembre 1994. Dans son pays, il a été vicaire paroissial, directeur de la radio diocésaine et curé de paroisse. Aux acteurs pastoraux de notre doyenné, il a confié venir en Europe pour faire une expérience pastorale. Nous rendons grâce à Dieu pour son arrivée, son parcours et la richesse humaine, spirituelle et culturelle qu’il apportera à nos communautés chrétiennes.

Sa présence nous rappelle que l’Église est une famille sans frontières, où chacun apporte selon son histoire, son éducation, ses origines, sa sensibilité, une inspiration qui enrichit les autres. Nous aurons à découvrir sa personnalité, sa manière de rire, de prier, de célébrer, d’écouter et d’annoncer l’Évangile. La diversité dans l’accueil des différences est une bénédiction, un rendez-vous du donner et du recevoir. Avec ses ressources et moyens, mais aussi ses pauvretés, chacun offre ce qu’il est et ce qu’il a, et reçoit tant de l’autre.

Je remercie les paroissiens qui ont accueilli et soutenu l’abbé Bernard comme un frère. Je pense particulièrement à celles et à ceux qui ont nettoyé de fond en comble et équipé son appartement. L’abbé est arrivé dans le froid glacial de nos Ardennes, un vrai baptême de changement environnemental et climatique! Sans oublier qu’il découvre un autre horizon culturel, d’autres mentalités, une société plurielle et sécularisée. Espérons que son intégration se passera bien. En voyant l’engouement de générosité autour de lui, je lui ai dit, partant de mon expérience d’il y a 30 ans et de ce que je sais de l’accueil des prêtres venus d’ailleurs, qu’il a de la chance! En somme, ce que nous visons en premier lieu, c’est son épanouissement comme être humain et comme prêtre.

Puisse sa mission se déployer dans la paix, la confiance, la fraternité partagée et la joie de servir Dieu et son peuple l’Eglise.

Vital Nlandu

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Fête du Christ-Roi de l’univers – Dimanche 23 novembre 2025

On peut se demander à juste titre: pourquoi cette fête à la fin de l’année liturgique? C’est parce que théologiquement parlant, elle fait la synthèse du mystère du salut: Jésus-Christ, l’Alpha et l’Oméga, « Celui qui est, qui était et qui vient » (Ap 1, 8), a pris place! Il règne désormais sur toute la création et surtout dans les cœurs de ceux qui acceptent son Amour. Alléluia, amen!

Lectures : 2 Sam 5, 1-3 ; Ps 121 ; Col 1, 12-20 ; Lc 23, 35-43

Chers amis, les arbres ont perdu leurs feuilles, les jours s’assombrissent, les gelées sont présentes, les gants, les écharpes, les bonnets et les manteaux sont sortis des garde-robes … L’ambiance des fêtes de fin d’année se fait déjà sentir!

C’est dans ce climat que nous célébrons en ce dernier dimanche de l’année liturgique C, la solennité du Christ-Roi de l’Univers créée par le pape Pie XI en 1925. En voici le contexte: après la Grande guerre, il y a eu effervescence d’idéologies nationalistes et montée du sécularisme, qui prône la séparation nette de l’État avec les religions. L’Etat doit rester neutre et garantir la liberté de conscience et l’égalité de traitement des croyants et non-croyants. En France, on parlait déjà de la laïcité… Le pape Pie XI veut donc affirmer à la face du monde que le Christ est le vrai Roi, qu’Il n’est pas là pour dominer, pour la richesse ou la gloire, mais pour régner dans les consciences, les cœurs et les nations par la vérité, la paix et l’amour.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la royauté du Christ trouble et désarme! Elle renverse nos catégories et habitudes humaines: le Christ est investi sur une croix, c’est là qu’Il est élevé! Sa couronne est d’épines. Son manteau royal, c’est juste un morceau de linge qui couvre sa nudité. Sa puissance, Il l’exprime dans la miséricorde et le don de soi. Il ne s’impose pas, Il se révèle dans la vulnérabilité d’un Dieu qui quémande l’amour des hommes, et l’on s’en moque. Sa puissance, Il l’exprime dans l’humilité d’un Maître qui sert, qui se met à genou devant ses disciples pour laver leurs pieds, qui pardonne, éveille à l’espérance.

Loin de toute consonance politique, Il est un « Roi de cœur » qui se propose d’instaurer dans nos cœurs, dans nos maisons, dans notre UP, nos lieux de vie et de travail, son règne d’amour, tout entier bâti sur la miséricorde, le don de soi, la bienveillance…

Selon la page d’Evangile de ce dimanche, à la crucifixion, le peuple assiste à la scène de douleurs et de mépris, il se tient là à observer. Sans doute y en a- t-il qui, tout pantois, cherchent à comprendre. En effet, parfois à défaut de comprendre, on apprend! D’autres sont peut-être indignés… Savent-ils seulement que c’est Dieu qui est rejeté? Savent-ils seulement qu’en ce moment se joue le salut des hommes et du monde? « Aujourd’hui, avec moi tu es dans le Paradis », dit Jésus au bon larron qui se sait coupable et qui, comme l’enfant prodigue, s’ouvre à la grâce… L’aujourd’hui du salut, c’est la Bonne Nouvelle de l’ange à la naissance de Jésus: « Aujourd’hui nous est né un enfant sauveur » (Lc 2, 10-11). A Zachée, Jésus dira : « Aujourd’hui le salut est entré dans cette maison » (Lc 19, 9). Quant aux chefs, aux soldats et au mauvais larron, ils le tournent en dérision, le prenant pour un imposteur: « Sauve-toi toi-même, toi qui prétends sauver les autres ». Mais Jésus ne répond pas aux sarcasmes, Il ne se défend pas, Il reste dans la logique et la vérité de l’amour… Et alors, d’une simplicité incroyable, le bon larron lâchera son cri de cœur: « Souviens-toi de moi ». Oui, chaque fois que tu plonges dans le cafard de la solitude, que tu te sens abandonné ; chaque fois que tu es dans le brouillard du doute, de l’épuisement, de la peur, de la maladie, de l’absurdité, dans la foi et la communion avec le Christ en croix, prie simplement: « Jésus, souviens-toi de moi ». A ce moment, tu vivras l’aujourd’hui du salut de Dieu: avec Jésus, tu seras!

Chers amis, à l’aube de l’Avent, moi je choisis Jésus-Christ comme ami et Roi de cœur. Je lui demande de prendre place dans ma vie, de me guider dans mes choix, de me soutenir dans mes combats et tempêtes intérieurs, dans mes fragilités ; de soigner et de guérir mes zones blessées ; de m’aider à déployer mon potentiel de bienveillance…Que son règne vienne, qu’il s’étende dans ma vie et dans votre vie!

Je chante: « Il est l’Agneau, le Pasteur ; il est le Roi, le Serviteur! »

Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Dimanche 9 novembre à 10h30 en la Cathédrale: Monseigneur Delville vient confirmer 24 jeunes de notre UP.

Avec le Baptême et l’Eucharistie, la Confirmation est l’un des trois sacrements de l’initiation chrétienne. En effet, avec ces 3 sacrements, le chrétien est supposé avoir été initié aux mœurs et coutumes chrétiennes, aux valeurs d’Evangile. Il devient pour ainsi dire un membre adulte et actif de sa communauté chrétienne. La confirmation unit profondément à l’Eglise, à la communauté. Le mot confirmation vient du latin confirmare, qui veut dire «rendre plus fort». Effectivement, une fois rendu plus fort en recevant l’Esprit Saint, le chrétien s’engage personnellement à vivre sa foi. C’est un sacrement de maturité spirituelle dans la mesure où ce n’est plus seulement la foi reçue de ses parents au baptême qui le motive, mais la foi qu’il choisit lui-même de vivre. Recevoir la Confirmation, c’est dire à Jésus: «Oui, je veux te suivre et vivre ma foi avec l’aide de Ton Esprit».

Liturgiquement parlant, on est confirmé quand on a reçu des mains de l’Evêque ou de son représentant le don de l’Esprit Saint. Cela se fait en deux temps:
– l’imposition des mains, geste de transmission de l’Esprit Saint
– l’onction du saint chrême: le chrétien est imbibé, imprégné, trempé d’Onction, d’Esprit de Dieu
«Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu», dit l’Evêque à chaque confirmand. 

Renforcé et raffermi dans la grâce reçue au baptême, le confirmé reçoit ainsi la force de vivre et de témoigner de sa foi avec courage.

Vital Nlandu

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